Apres sa blessure a linz, le quotidien l'equipe lui a consacré un article qui est pour tous les fans de mary tres rassurant.
Mary Pierce, gravement blessée au genou à Linz, n'envisage pas de stopper sa carrière malgré les six mois d'absence qui l'attendent.
LES IMAGES, cruelles, ont défilé en boucle toute la journée d'hier, remontrant une championne étendue à terre, tordue de douleur avant de se faire évacuer sur une civière. Une mauvaise rotation du genou gauche avait terrassé la malheureuse Mary Pierce, scellant impitoyablement une saison déjà noire, gâchée par une inflammation au pied droit et des tiraillements aux adducteurs avant le plus terrible des coups durs de sa carrière. À son préparateur physique, Xavier Moreau, qui l'avait appelée dans la matinée, la Française avait résumé ses sensations d'une expression à glacer le sang :« J'ai eu l'impression que mon genou était hors de mon corps... »
Aussitôt transférée à l'hôpital de Linz, elle avait passé dans la nuit les examens nécessaires avant de rejoindre en béquilles, le genou enserré dans une attelle, une chambre d'hôtel qu'elle ne quitta pas de toute la journée d'hier. À l'autre bout du fil, la voix était lasse, mais pas totalement résignée : « C'est sûr, je n'ai jamais eu aussi mal de toute ma vie. Mais là, ça va... tant que je ne bouge pas. C'est dommage, je commençais à bien rejouer. Mais il y a des choses pires dans la vie. »
Les JO de Pékin en vue
Fataliste, la Française ne se faisait pourtant aucune illusion sur ce qui va l'attendre en 2007. Si le diagnostic neutre de l'hôpital de Linz – déchirure des ligaments du genou – élargissait le champ des spéculations, il semble en effet que la blessure soit une rupture du ligament croisé antérieur, assortie chez les sportifs de son incompressible période d'arrêt et de rééducation : six mois. S'il n'était pas lui-même en mesure hier de cerner avec exactitude la nature du mal, faute d'être sur place, le médecin de l'équipe de France de Fed Cup, Gilles Daubinet, évoquait le scénario le plus sombre du retour aux affaires. « Rupture ou déchirure, peu importe. De toute façon, les autres ligaments morflent et le ménisque en prend un coup aussi. On va voir ce que ce cocktail de lésions va donner après trois semaines, un mois pour savoir s'il faut opérer. Mais dans la plupart des cas, on opère. À mon avis, il faudra un an pour que Mary soit totalement opérationnelle en étant de nouveau en pleine bourre. »
Un an... Et Mary Pierce a trente et un ans. Remontée des profondeurs du classement en 2005 au terme d'un terrible effort sur elle-même, elle avait su revenir au tout premier plan au cours du second semestre de l'an passé en enfilant les finales de prestige à Roland-Garros, à l'US Open et au Masters. Dans la foulée d'un tel revival, l'objectif était de se hisser en tête de la hiérarchie mondiale. Mais après les pépins lancinants du début et le funeste accident pour conclure, après une saison où elle n'aura joué que dix-sept matches, il est désormais temps de faire taire les spéculations naissantes sur une fin de carrière qui se dessinerait. Sur RMC, David, le frère, avait donné hier le la familial :« Si on peut revenir après une telle blessure ? Oui. Muster avait bien perdu ses deux genoux et il est revenu. Si Mary va continuer ? Ah oui, bien sûr ! Elle jouera jusqu'à ce que son corps n'en puisse plus... » Et allongée dans sa chambre d'hôtel à Linz en attendant son rapatriement à Paris, Mary Pierce refusait pareillement d'abdiquer :« Je sens que ce n'est pas le moment d'arrêter. Et tant que je ressens ça, je vais me donner à fond. C'est la première fois que je me blesse comme ça et je sais que c'est une grande épreuve qui s'annonce pour moi. Avec ma blessure au pied, j'ai déjà dû m'arrêter six mois. Mais là, ce n'est pas pareil. Je sais que ça va être dur, avec plusieurs mois à devoir composer avec la douleur. Mais il y a certainement une raison pour laquelle cela m'est arrivé. Ça va me rendre plus forte. »
Imbibée de foi, Mary Pierce croit depuis quelques années que le sens des choses est fixé par une puissance céleste et qu'il est vain de gémir face aux difficultés proposées par la vie. Plus prosaïquement, elle s'est fixée comme but ultime de sa carrière une présence aux Jeux Olympiques de Pékin en 2008, et rien, pas même un gros coup d'arrêt, ne semble pour l'instant pouvoir contrecarrer cette dernière envie.
Je peut vous dire que mary va tres bien mentalement et qu'elle remercie tous ses fans et amateurs de tennis pour le soutient que vous lui portez jours apres jours.
Pour les fans qui avaient postés des messages de soutients sur le forum francais de mary et sur le WTA WORLD, Mary a bien recu vos messages.